03 juin 2009

Evangile au Quotidien

mercredi 03 juin 2009
Le mercredi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Martyrs de l'Ouganda Charles Lwanga et ses compagnons (+ 1886)



Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique : « Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

Les lectures du jour

Tob. 3,1-11.24-25.
Tobie se mit à gémir et à prier en pleurant :
« Tu es juste, Seigneur, tous tes jugements sont justes, et tous tes
chemins sont miséricorde, vérité, jugement.
Et maintenant, Seigneur, souviens-toi de moi ; ne me punis pas pour mes
péchés, ne te rappelle pas mes fautes, ni celles de mes pères.
Nous n'avons pas obéi à tes commandements ; c'est pourquoi nous avons été
livrés au pillage, à la déportation, à la mort, aux moqueries et aux
injures de toutes les nations chez lesquelles tu nous as dispersés.
Oui, Seigneur, tes jugements sont sévères, parce que nous n'avons pas agi
selon tes commandements et que nous n'avons pas eu devant toi une conduite
loyale.
Et maintenant, Seigneur, agis à mon égard selon ta volonté ; ordonne que
mon esprit soit reçu dans la paix, car pour moi, mieux vaut mourir que
vivre. »
Le même jour, dans une ville du pays des Mèdes, il arriva aussi que Sara,
fille de Ragouël, se fit insulter par une des servantes de son père.
Elle s'était mariée sept fois, mais un démon, appelé Asmodée, avait chaque
fois tué le mari dès qu'il avait voulu s'unir à elle.
La servante accusait donc la jeune fille de cette faute ; elle lui disait :
« Que jamais on ne voie sur terre un fils ou une fille nés de toi,
meurtrière de tes maris !
Veux-tu donc me tuer, moi aussi, comme tu as déjà tué tes sept maris ? » En
entendant ces paroles, Sara monta dans la chambre du haut, et elle resta
trois jours et trois nuits sans manger ni boire ;
elle faisait de longues prières, et elle implorait Dieu en versant des
larmes pour être délivrée de ce déshonneur.
En ce temps-là, les prières de l'un et de l'autre furent agréées devant le
Dieu Très-Haut dans sa gloire,
et le saint ange du Seigneur, Raphaël, fut envoyé pour les guérir l'un et
l'autre, car leurs prières avaient été présentées en même temps devant le
Seigneur.


Ps 25(24),2-9.
vers toi, mon Dieu. Je m'appuie sur toi : épargne-moi la honte ; ne laisse
pas triompher mon ennemi.
Pour qui espère en toi, pas de honte, mais honte et déception pour qui
trahit.
Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve.
C'est toi que j'espère tout le jour en raison de ta bonté, Seigneur.
Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ; dans ton amour, ne
m'oublie pas.
Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le
chemin.
Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin.


Mc 12,18-27.
Des sadducéens - ceux qui affirment qu'il n'y a pas de résurrection -
viennent trouver Jésus, et ils l'interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère qui meurt
en laissant une femme, mais aucun enfant, qu'il épouse la veuve pour donner
une descendance à son frère.
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de
descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le
troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et finalement, la femme mourut
aussi.
A la résurrection, quand ils ressusciteront, de qui sera-t-elle l'épouse,
puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus leur dit : « N'êtes-vous pas dans l'erreur, en méconnaissant les
Écritures, et la puissance de Dieu ?
Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est
comme les anges dans les cieux.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, n'avez-vous pas lu dans le
livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi,
je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob ?
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement
dans l'erreur. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Catéchisme de l'Eglise Catholique
§ 988-994

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

      « Je crois à la résurrection de la chair » : le Credo chrétien –-
profession de notre foi en Dieu le Père, le Fils et le Saint Esprit, et
dans son action créatrice, salvatrice et sanctificatrice –- culmine en la
proclamation de la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie
éternelle. Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que
le Christ est vraiment ressuscité des morts, et qu'il vit pour toujours, de
même après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ
ressuscité et qu'il les ressuscitera au dernier jour. Comme la sienne,
notre  résurrection sera l'oeuvre de la très sainte Trinité... Le terme «
chair » désigne l'homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité. La
« résurrection de la chair » signifie qu'il n'y aura pas seulement, après
la mort, la vie de l'âme immortelle, mais que même nos « corps mortels »
(Rm 8,11) reprendront vie.

      Croire en la résurrection des morts a été dès ses débuts un élément
essentiel de la foi chrétienne. « Une conviction des chrétiens : la
résurrection des morts ; cette croyance nous fait vivre » (Tertullien)...
La résurrection des morts a été révélée progressivement par Dieu à son
peuple. L'espérance en la résurrection corporelle des morts s'est imposée
comme une conséquence intrinsèque de la foi en un Dieu créateur de l'homme
tout entier, âme et corps. Le créateur du ciel et de la terre est aussi
Celui qui maintient fidèlement son alliance avec Abraham et sa descendance.
C'est dans cette double perspective que commencera à s'exprimer la foi en
la résurrection...

      Les pharisiens et bien des contemporains du Seigneur espéraient la
résurrection. Jésus l'enseigne fermement. Aux sadducéens qui la nient il
répond : « Vous ne connaissez ni les Écritures ni la puissance de Dieu,
vous êtes dans l'erreur ». La foi en la résurrection repose sur la foi en
Dieu qui « n'est pas un Dieu des morts, mais des vivants ». Mais il y a
plus : Jésus lie la foi en la résurrection à sa propre personne : « Je suis
la résurrection et la vie » (Jn 11,25). C'est Jésus lui-même qui
ressuscitera au dernier jour ceux qui auront cru en lui et qui auront mangé
son corps et bu son sang (Jn 6,40.54).




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