30 avril 2010

Evangile au Quotidien

vendredi 30 avril 2010
Le vendredi de la 4e semaine de Pâques

St Joseph-Benoît Cottolengo, prêtre (1786-1842), St Pie V, pape (+ 1572)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures »

Les lectures du jour

Act. 13,26-33.
Dans la synagogue d'Antioche de Pisidie, Paul disait : "Fils de la race
d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce
message de salut a été envoyé.
En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n'avaient pas su
reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu'on lit chaque
sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l'ont
jugé.
Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont
réclamé à Pilate son exécution.
Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l'ont descendu
de la croix et mis au tombeau.
Mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts.
Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de
Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu
avait faite à nos pères,
il l'a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant
Jésus ; c'est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es mon fils,
aujourd'hui je t'ai engendré.


Ps 2,6-7.8-9.10-11.
« Moi, j'ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne. »
Je proclame le décret du Seigneur ! Il m'a dit : « Tu es mon fils ; moi,
aujourd'hui, je t'ai engendré.
Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout
entière.
Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de
potier. »
Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre.
Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant.


Jn 14,1-6.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses
disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez
aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon,
est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ;
et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment
pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne
ne va vers le Père sans passer par moi.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique A, 2r°- 3r°

« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures »

      Longtemps, je me suis demandé pourquoi le Bon Dieu avait des
préférences, pourquoi toutes les âmes ne recevaient pas un égal degré de
grâces... Jésus a daigné m'instruire de ce mystère, il a mis devant mes
yeux le livre de la nature et j'ai compris que toutes les fleurs qu'il a
créées sont belles, que l'éclat de la rose et la blancheur du lys
n'enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante
de la pâquerette. J'ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient
être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne
seraient plus émaillés de fleurettes.

   Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus. Il a
voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés au lys et aux roses
mais il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter
d'être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du
Bon Dieu lorsqu'il les abaisse à ses pieds ; la perfection consiste à faire
sa volonté, à être ce qu'il veut que nous soyons.

     J'ai compris encore que l'amour de Notre Seigneur se révèle aussi
bien dans l'âme la plus simple qui ne résiste en rien à sa grâce que dans
l'âme la plus sublime ; en effet le propre de l'amour étant de s'abaisser,
si toutes les âmes ressemblaient à celles des Saints docteurs qui ont
illuminé l'Église par la clarté de leur doctrine, il semble que le Bon Dieu
ne descendrait pas assez bas en venant jusqu'à leur coeur, mais il a créé
l'enfant qui ne sait rien et ne fait entendre que de faibles cris, il a
créé le pauvre sauvage n'ayant pour se conduire que la loi naturelle et
c'est jusqu'à leur coeur qu'il daigne s'abaisser, ce sont là ses fleurs des
champs dont la simplicité le ravit. En descendant ainsi le Bon Dieu montre
sa grandeur infinie. De même que le soleil éclaire en même temps les cèdres
et chaque petite fleur comme si elle était seule sur la terre, de même
Notre Seigneur s'occupe aussi particulièrement de chaque âme que si elle
n'avait pas de semblables.




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