30 mai 2010

Evangile au Quotidien

dimanche 30 mai 2010
Sainte Trinité, solennité

La Sainte Trinité - Solennité
Ste Jeanne d'Arc, vierge (+1431) - Mémoire en France où elle est patronne secondaire



Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix : « Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l'unité de leur nature » (Préface)

Les lectures du jour

Prov. 8,22-31.
Écoutez ce que déclare la Sagesse : « Le Seigneur m'a faite pour lui au
commencement de son action, avant ses œuvres les plus anciennes.
Avant les siècles j'ai été fondée, dès le commencement, avant l'apparition
de la terre.
Quand les abîmes n'existaient pas encore, qu'il n'y avait pas encore les
sources jaillissantes, je fus enfantée.
Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus
enfantée.
Alors que Dieu n'avait fait ni la terre, ni les champs, ni l'argile
primitive du monde,
lorsqu'il affermissait les cieux, j'étais là. Lorsqu'il traçait l'horizon à
la surface de l'abîme,
chargeait de puissance les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les
sources de l'abîme,
lorsqu'il imposait à la mer ses limites, pour que les eaux n'en
franchissent pas les rivages, lorsqu'il établissait les fondements de la
terre,
j'étais à ses côtés comme un maître d'oeuvre. J'y trouvais mes délices jour
après jour, jouant devant lui à tout instant,
jouant sur toute la terre, et trouvant mes délices avec les fils des
hommes.


Ps 8,4-5.6-7.8-9.
À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu
en prennes souci ?
Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu, le couronnant de gloire et
d'honneur ;
tu l'établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds :

les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin
dans les eaux.


Rm 5,1-5.
Frères, Dieu a fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en
paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,
qui nous a donné, par la foi, l'accès au monde de la grâce dans lequel nous
sommes établis ; et notre orgueil à nous, c'est d'espérer avoir part à la
gloire de Dieu.
Mais ce n'est pas tout : la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque
la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;
la persévérance produit la valeur éprouvée ; la valeur éprouvée produit
l'espérance ;
et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans
nos coeurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné.


Jn 16,12-15.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses
disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour
l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité
tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il
redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera
connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire
connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit :
Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Poème « Chant de l'âme qui connaît Dieu par la foi » (trad. OC, Cerf 1990, p. 151)

« Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l'unité de leur nature » (Préface)

Je sais une source qui jaillit et s'écoule,
Mais c'est au profond de la nuit.

Cette source éternelle, elle reste cachée ;
Mais je n'ignore pas d'où elle prend naissance,
Et c'est au profond de la nuit...

Je sais, à vrai dire, qu'elle est sans origine,
Tout en elle pourtant plonge sa racine,
Mais c'est au profond de la nuit.

Jamais il ne sera de beauté qui l'égale,
Le ciel, l'univers vont s'y désaltérer,
Mais c'est au profond de la nuit.

Elle est, je le sais bien, tout à fait insondable,
Et, je le sais aussi, elle n'est pas guéable,
Pas même au profond de la nuit.

Jamais son bel éclat ne pourra s'obscurcir ;
Toute lumière aussi d'elle seule jaillit,
Mais c'est au profond de la nuit.

Je sais bien que ses flots sans cesse débordants
Arrosent l'abîme, la terre et tous les peuples,
Mais c'est au profond de la nuit.

Or il est un courant qui naît de cette source,
Aussi large et puissant que la source elle-même,
Mais c'est au profond de la nuit.

Des deux premiers courants, un troisième procède ;
Il n'est pas moins ancien que ceux qui l'ont produit,
Mais c'est au profond de la nuit.

Je sais que tous les trois sont une seule eau vive,
Et que l'un de l'autre vont dérivant sans cesse,
Mais c'est au profond de la nuit.

Cette source éternelle est toute rassemblée
En notre pain vivant pour nous donner la vie,
Mais c'est au profond de la vie...

Cette source d'eau vive, objet de mes désirs,
En ce vrai pain de vie je la vois, la contemple,
Mais c'est au profond de la nuit.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------