Evangile au Quotidien
dimanche 18 juillet 2010
Seizième dimanche du temps ordinaire
St Frédéric, évêque et martyr ( 838)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : Marthe et Marie
Les lectures du jour
Gn 18,1-10.
Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à
l'entrée de la tente. C'était l'heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près
de lui. Aussitôt, il courut à leur rencontre, se prosterna jusqu'à terre et
dit :
« Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans
t'arrêter près de ton serviteur.
On va vous apporter un peu d'eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous
étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher du pain, et vous reprendrez des forces avant d'aller plus
loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils
répondirent : « C'est bien. Fais ce que tu as dit. »
Abraham se hâta d'aller trouver Sara dans sa tente, et il lui dit :
« Prends vite trois grandes mesures de farine, pétris la pâte et fais
des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le
donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait, le veau qu'on avait apprêté, et les
déposa devant eux ; il se tenait debout près d'eux, sous l'arbre,
pendant qu'ils mangeaient.
Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il
répondit : « Elle est à l'intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi dans un an, et à ce
moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Or, Sara écoutait par
derrière, à l'entrée de la tente.
Ps 15(14),2-3.4.5.
Celui qui se conduit parfaitement, qui agit avec justice et dit la vérité
selon son cur.
Il met un frein à sa langue, ne fait pas de tort à son frère et n'outrage
pas son prochain.
A ses yeux, le réprouvé est méprisable mais il honore les fidèles du
Seigneur. S'il a juré à ses dépens, il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt, n'accepte rien qui nuise à l'innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.
Coloss. 1,24-28.
Frères, je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous,
car ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans
ma propre chair, pour son corps qui est l'Église.
De cette Église, je suis devenu ministre, et la charge que Dieu m'a
confiée, c'est d'accomplir pour vous sa parole,
le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais
qui maintenant a été manifesté aux membres de son peuple saint.
Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste, au milieu des
nations païennes, la gloire sans prix de ce mystère : le Christ est au
milieu de vous, lui, l'espérance de la gloire !
Ce Christ, nous l'annonçons : nous avertissons tout homme, nous
instruisons tout homme avec sagesse, afin d'amener tout homme à sa
perfection dans le Christ.
Lc 10,38-42.
Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village.
Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une sur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du
Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle
intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma
sur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu
t'agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne
lui sera pas enlevée. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Chemin de perfection, ch. 17, 5-7 (trad. OC, Cerf, p.761)
Marthe et Marie
Sainte Marthe était sainte, bien qu'on ne dise pas qu'elle était
contemplative. Et que pouvez-vous désirer de plus que de ressembler à cette
bienheureuse femme, qui mérita de posséder tant de fois Jésus Christ notre
Seigneur dans sa maison, de lui préparer sa nourriture, de le servir, de
manger à sa table ? Si elle était demeurée absorbée comme sa sur, il n'y
aurait eu personne pour préparer le repas de cet hôte divin. Eh bien !
Imaginez que notre monastère est la maison de sainte Marthe et qu'il doit y
avoir divers offices. Celles que Dieu conduit par la vie active ne doivent
pas murmurer contre celles qu'elles verront abîmées dans la
contemplation... Qu'elles s'estiment heureuses de servir avec Marthe.
Qu'elles songent également que la véritable humilité consiste, en grande
partie, dans l'acceptation empressée de ce qu'il plaît au Seigneur
d'ordonner de nous, et dans la conviction qu'on est indigne de porter le
nom de ses serviteurs.
Donc, si contempler, faire oraison mentale ou vocale, soigner les
malades, servir dans les emplois de la maison, se livrer aux travaux, même
les plus vils, n'est autre chose que rendre ses devoirs à l'hôte divin qui
vient loger, manger et se reposer chez nous, que nous importe de le servir
d'une manière ou d'une autre ?
Je suis loin de dire que vous ne devez pas vous efforcer d'arriver à
la contemplation, je dis simplement que vous devez vous exercer à des
fonctions diverses. La contemplation, en effet, n'est pas laissée à votre
choix, mais à celui du Seigneur... Laissez faire le Maître de la maison.
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