20 août 2010

Evangile au Quotidien

vendredi 20 août 2010
Le vendredi de la 20e semaine du temps ordinaire

St Bernard de Clairvaux, abbé et docteur de l'Église (1091-1153) -Mémoire



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Tout...dépend de ces deux commandements »

Les lectures du jour

Ezéc. 37,1-14.
La main du Seigneur se posa sur moi, son esprit m'emporta, et je me trouvai
au milieu d'une vallée qui était pleine d'ossements.
Il m'en fit faire le tour ; le sol de la vallée en était couvert, et
ils étaient tout à fait desséchés.
Alors le Seigneur me dit : « Fils d'homme, ces ossements peuvent-ils
revivre ? » Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c'est toi qui
le sais ! »
Il me dit alors : « Prononce un oracle sur ces ossements. Tu vas leur
dire : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur :
Je vais faire entrer en vous l'esprit, et vous vivrez.
Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir
de peau ; je vous donnerai l'esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez
que je suis le Seigneur. »
Je prononçai l'oracle, comme j'en avais reçu l'ordre. Pendant que je
prophétisais, il y eut un bruit, puis une violente secousse, et les
ossements se rapprochèrent les uns des autres.
Je vis qu'ils se couvraient de nerfs, la chair repoussait, la peau les
recouvrait, mais il n'y avait pas d'esprit en eux.
Le Seigneur me dit alors : « Adresse un oracle à l'esprit, prophétise,
fils d'homme. Tu vas dire à l'esprit : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Viens
des quatre vents, esprit ! Souffle sur ces morts, et qu'ils
vivent ! »
Je prophétisai, comme il m'en avait donné l'ordre, et l'esprit entra en
eux ; ils revinrent à la vie, et ils se dressèrent sur leurs pieds :
c'était une armée immense !
Puis le Seigneur me dit : « Fils d'homme, ces ossements, c'est tout le
peuple d'Israël. Car ils disent : 'Nos ossements sont desséchés, notre
espérance est détruite, nous sommes perdus ! '
Eh bien, adresse-leur cet oracle : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais
ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple, et je vous
ramènerai sur la terre d'Israël.
Vous saurez que je suis le Seigneur, quand j'ouvrirai vos tombeaux et vous
en ferai sortir, ô mon peuple !
Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous installerai
sur votre terre, et vous saurez que je suis le Seigneur : je l'ai dit, et
je le ferai. » Parole du Seigneur.


Ps 107(106),2-3.4-5.6-7.8-9.
Ils le diront, les rachetés du Seigneur, qu'il racheta de la main de
l'oppresseur,
qu'il rassembla de tous les pays, du nord et du midi, du levant et du
couchant.
Certains erraient dans le désert sur des chemins perdus, sans trouver de
ville où s'établir :
ils souffraient la faim et la soif, ils sentaient leur âme défaillir.
Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la
détresse :
il les conduit sur le bon chemin, les mène vers une ville où s'établir.
Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les
hommes :
car il étanche leur soif, il comble de biens les affamés !


Mt 22,34-40.
Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour
le mettre à l'épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout
ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain
comme toi-même.
Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend
de ces deux commandements. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
Encyclique « Deus caritas est », § 18 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Tout...dépend de ces deux commandements »

      Il y a une interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du
prochain... Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma
vie, je ne peux jamais voir en l'autre que l'autre, et je ne réussis pas à
reconnaître en lui l'image divine. Si par contre dans ma vie je néglige
complètement l'attention à l'autre, désirant seulement être « pieux » et
accomplir mes « devoirs religieux », alors même ma relation à Dieu se
dessèche. Alors, cette relation est seulement « correcte », mais sans
amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui
témoigner de l'amour, me rend aussi sensible devant Dieu. Seul le service
du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière
à lui de m'aimer.

      Les saints -– pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de
Calcutta -- ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l'eucharistie
leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et
réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur
précisément grâce à leur service des autres.

      Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c'est un unique
commandement. Tous les deux cependant vivent de l'amour prévenant de Dieu
qui nous a aimés le premier. Ainsi, il n'est plus question d'un
« commandement » qui nous prescrit l'impossible de l'extérieur, mais au
contraire d'une expérience de l'amour, donnée de l'intérieur, un amour qui,
de par sa nature, doit par la suite être partagé à d'autres. L'amour
grandit par l'amour. L'amour est « divin » parce qu'il vient de Dieu et
qu'il nous unit à Dieu, et, à travers ce processus d'unification, il nous
transforme en un Nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir
un, jusqu'à ce que, à la fin, Dieu soit « tout en tous ».




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org