Evangile au Quotidien
mardi 05 février 2008
Le mardi de la 4e semaine du temps ordinaire
Ste Agathe, vierge et martyr (+ 254)
Commentaire du jour
Saint Jérôme : « Je te le dis, lève-toi »
Les lectures du jour
2 Sam. 18,9-10.14.24-25.30-32.19,1-3.
Absalon s'enfuyait après s'être heurté aux soldats de David. Il montait un
mulet, et le mulet s'engagea sous la ramure d'un grand chêne. La tête
d'Absalon se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre,
tandis que le mulet continuait son chemin.
Quelqu'un l'aperçut et avertit Joab : « Je viens de voir Absalon suspendu
dans un chêne. »
Joab prit trois javelots et les planta dans le coeur d'Absalon.
David était assis à l'intérieur de la double porte de la ville. Un guetteur
allait et venait sur la terrasse de la porte, au-dessus du rempart ; comme
il regardait au loin, il aperçut un homme seul qui courait.
Le guetteur cria pour avertir le roi, et le roi lui dit : « S'il est seul,
c'est qu'il a une bonne nouvelle à nous annoncer. »
Le roi dit au messager : « Range-toi et tiens-toi là. » Il se rangea et
attendit.
Alors arriva un autre messager, un Éthiopien, qui annonça : « Bonne
nouvelle pour mon seigneur le roi ! Le Seigneur t'a rendu justice
aujourd'hui, il t'a délivré de tous ceux qui s'étaient dressés contre toi.
»
Le roi demanda : « Comment va le jeune Absalon ? » Et l'Éthiopien répondit
: « Que tes ennemis aient le sort de ce jeune homme, comme tous ceux qui se
sont dressés contre toi, mon Seigneur le roi, pour te faire du mal ! »
Alors le roi fut bouleversé, il monta dans la salle au-dessus de la porte,
et il se mit à pleurer. Tout en marchant, il disait : « Mon fils Absalon !
mon fils ! mon fils Absalon ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ?
Absalon, mon fils ! mon fils ! »
On alla prévenir Joab : « Voici que le roi pleure et se lamente sur
Absalon. »
La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour tout le peuple, car il
apprit ce jour-là que le roi était dans l'affliction à cause de son fils.
Ps 86(85),1-2.3-4.5-6.
Écoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu, sauve ton serviteur qui
s'appuie sur toi.
Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j'appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur : vers toi, j'élève mon âme !
Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d'amour pour tous ceux qui
t'appellent,
écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.
Mc 5,21-43.
Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour
de lui. Il était au bord du lac.
Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses
pieds
et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens
lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse
qu'elle l'écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... -
Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle
avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son
état avait plutôt empiré - ...
cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière
dans la foule et toucha son vêtement.
Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je
serai sauvée. »
A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps
qu'elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se
retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu
demandes : 'Qui m'a touché ?' »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois
guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour
annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger
encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas,
crois seulement. »
Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son
frère.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et
des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant
n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec
lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il
pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui
signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher -elle avait douze ans.
Ils en furent complètement bouleversés.
Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis
il leur dit de la faire manger.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 55)
« Je te le dis, lève-toi »
« Il ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et
Jean, le frère de Jacques ». On pourrait se demander pourquoi Jésus emmène
toujours ces disciples-là et pourquoi il laisse les autres. Ainsi,
lorsqu'il a été transfiguré sur la montagne, ces trois-là l'accompagnaient
déjà... Sont choisis Pierre, sur qui l'Église a été bâtie, ainsi que
Jacques, le premier apôtre qui ait reçu la palme du martyre, et Jean, le
premier à prôner la virginité... « Et il pénètre là où était
l'enfant, et tenant l'enfant par la main, il lui dit : Talitha koum. Et
aussitôt, la fillette se tint debout, et elle marchait. » Souhaitons que
Jésus nous touche nous aussi, et aussitôt nous marcherons. Que nous soyons
paralytiques ou que nous commettions de mauvaises actions, nous ne pouvons
pas marcher ; nous sommes peut-être couchés sur le lit de nos péchés comme
sur notre lit véritable. Dès que Jésus nous aura touchés, nous serons
aussitôt guéris. La belle-mère de Pierre souffrait de fortes fièvres ;
Jésus lui a pris la main, elle s'est relevée et aussitôt elle les servait
(Mc 1,31)... « Et il leur dit de lui donner à manger. » De grâce, Seigneur,
touche-nous la main, à nous qui sommes couchés, relève-nous du lit de nos
péchés, fais-nous marcher. Lorsque nous aurons marché, ordonne qu'on nous
donne à manger. Gisants, nous ne pouvons pas marcher, et si nous ne sommes
pas debout, nous ne pouvons pas recevoir le corps du Christ, à qui
appartient la gloire, avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des
siècles.
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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.
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