17 février 2008

Evangile au Quotidien

dimanche 17 février 2008
Deuxième dimanche de Carême

Saint Alexis Falconieri et les sept fondateurs des Servites (+ 1310)



Commentaire du jour
Saint Léon le Grand : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé...; écoutez-le ! »

Les lectures du jour

Gn 12,1-4.
Le Seigneur lui dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de
ton père, va dans le pays que je te montrerai.
Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom,
et tu deviendras une bénédiction.
Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te méprisera. En toi
seront bénies toutes les familles de la terre. »
Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth partit avec lui.
Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il sortit de Harrane.


Ps 33(32),4-5.18-19.20.22.
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce
qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.
Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son
amour,
pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.
Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un
bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !


2 Tim 1,8-10.
N'aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n'aie pas honte
de moi, qui suis en prison à cause de lui ; mais, avec la force de Dieu,
prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile.
Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à
cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa
grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous
les siècles,
et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le
Christ Jésus, s'est manifesté en détruisant la mort, et en faisant
resplendir la vie et l'immortalité par l'annonce de l'Évangile,


Mt 17,1-9.
Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et
il les emmène à l'écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil,
et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que
nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour
toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et,
de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui
j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »
Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent
saisis d'une grande frayeur.
Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n'ayez pas
peur ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.
En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de
cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité
d'entre les morts. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Léon le Grand (? - vers 461), pape et docteur de l'Église
Sermon 51 (trad. cf. SC 74 bis, p.29 et Véricel, p.211)

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé...; écoutez-le ! »

Les apôtres, qui devaient être affermis dans leur foi, ont reçu dans
le prodige de la Transfiguration un enseignement propre à les amener à la
connaissance de toutes choses. En effet, Moïse et Elie, c'est-à-dire la Loi
et les prophètes, sont apparus en conversation avec le Seigneur... Comme le
dit saint Jean : « La Loi a été communiquée par Moïse ; la grâce et la
vérité sont venues par Jésus Christ » (1,17). L'apôtre Pierre était
pour ainsi dire ravi en extase par le désir des biens éternels ; rempli de
joie par une telle vision, il souhaitait habiter avec Jésus en un lieu où
sa gloire ainsi manifestée le comblait de joie. Il dit donc : « Seigneur,
il est heureux que nous soyons ici ; si tu le veux, je vais faire ici trois
tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie ». Mais le Seigneur
n'a pas répondu à cette proposition, voulant montrer non certes que ce
désir était mauvais, mais qu'il était déplacé. Car le monde ne pouvait être
sauvé que par la mort du Christ, et l'exemple du Seigneur invitait la foi
des croyants à comprendre que, sans qu'il nous soit permis de douter du
bonheur promis, nous devions pourtant, au milieu des tentations de cette
vie, demander la patience plutôt que la gloire, car le bonheur du Royaume
ne peut pas précéder le temps de la souffrance. C'est pourquoi, comme
il parlait encore une nuée lumineuse les a enveloppés, et voici que de la
nuée une voix a proclamé : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai
mis toute mon amour ; écoutez-le »... « Celui-ci est mon Fils, par qui tout
a été fait et sans qui rien n'a été fait » (Jn 1,3). Tout ce que je fais,
il le fait pareillement ; tout ce que j'opère, il l'opère avec moi
inséparablement, sans différence (Jn 5,17-19)... Celui-ci est mon Fils, qui
n'a pas retenu jalousement cette égalité qu'il avait avec moi, n'a pas
revendiqué son droit, mais tout en demeurant dans ma gloire divine, s'est
abaissé jusqu'à la condition de serviteur (Ph 2,6s), pour mettre en oeuvre
notre dessein commun de la restauration du genre humain. Ecoutez sans
hésitation donc celui-ci, qui a toute ma faveur, dont l'enseignement me
manifeste, dont l'humilité me glorifie, car il est la Vérité et la Vie (Jn
14,6). Il est ma puissance et ma sagesse (1Co 1,24). Ecoutez-le, lui qui
rachète le monde par son sang..., lui qui ouvre le chemin du ciel par le
supplice de sa croix.




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