Evangile au Quotidien
vendredi 08 février 2008
Le vendredi après les Cendres
Saint Jean de Matha (1213), Saint Jérôme Emilien (+ 1537)
Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « Alors ils jeûneront »
Les lectures du jour
Is 58,1-9.
Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor
! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés.
Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes
chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait
pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils
voudraient que Dieu se rapproche.
« Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu
l'ignores ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver
votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages.
Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez
entendre là-haut votre voix.
Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ?
Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre,
appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ?
Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes
injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés,
briser tous les jougs ?
N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi
le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas
te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront
rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur
t'accompagnera.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me
voici. » Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la
parole malfaisante,
Ps 51(50),3-4.5-6.18-19.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde,
efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai
fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta
victoire.
Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas,
ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.
Mt 9,14-15.
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi
tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous
jeûnons ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire
pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra
où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue (vers 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Homélie sur la prière, le jeûne et l'aumône ; PL 52, 320 (trad. bréviaire rev.)
« Alors ils jeûneront »
Il y a trois actes, mes frères, en lesquels la foi se tient, la piété
consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La
prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière,
miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la
vie. En effet, le jeûne est l'âme de la prière et la miséricorde est la vie
du jeûne. Que personne ne les divise ; les trois ne peuvent pas se séparer.
Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui
qui prie doit jeûner, et celui qui jeûne doit avoir pitié. Qu'il écoute
l'homme qui demande et qui en demandant souhaite être écouté ; celui qui ne
refuse pas d'entendre les autres lorsqu'on le supplie, celui-là se fait
entendre de Dieu. Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le
jeûne, c'est-à-dire il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut
que Dieu sympathise avec sa propre faim. Celui qui espère obtenir
miséricorde doit faire miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté
doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner... Sois donc
la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu'on te fasse
miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude,
fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même
mesure, de la même façon. Donc la prière, la miséricorde, le jeûne
doivent former un seul parrainage pour nous recommander à Dieu, doivent
former un seul plaidoyer, une seule prière en notre faveur sous cette
triple forme.
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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.
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