09 février 2008

Evangile au Quotidien

samedi 09 février 2008
Le samedi après les Cendres

Sainte Apolline (Morte en 249)



Commentaire du jour
Richard Rolle : « Je suis venu appeler...les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »

Les lectures du jour

Is 58,9-14.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me
voici. » Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la
parole malfaisante,
si tu donnes de bon coeur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs
du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera
comme la lumière de midi.
Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il te comblera et te
rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où
les eaux ne manquent jamais.
Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations
séculaires. On t'appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui
remet en service les routes ».
Si tu t'abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires
pendant le jour qui m'est consacré, si tu appelles le sabbat : « mes
délices », et : « ma vénération » le jour du Seigneur, si tu le vénères, en
évitant démarches, affaires et pourparlers,
alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je ferai passer ton char
sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l'héritage de Jacob ton
père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.


Ps 86(85),1-2.3-4.5-6.
Écoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu, sauve ton serviteur qui
s'appuie sur toi.
Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j'appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur : vers toi, j'élève mon âme !
Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d'amour pour tous ceux qui
t'appellent,
écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.


Lc 5,27-32.
Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du
nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit : « Suis-moi. »
Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre.
Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande
foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses
disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les
pécheurs ? »
Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont
besoin du médecin, mais les malades.
Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se
convertissent. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Richard Rolle (vers 1300-1349), ermite anglais
Le Chant d'amour, 32 (trad. SC 168, p. 357 / Orval rev.)

« Je suis venu appeler...les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »

      Le Christ en croix appelle à grands cris... Il offre la paix, il
s'adresse à toi, désireux de te voir embrasser l'amour...: Considère ceci,
bien-aimé ! Moi le Créateur sans limite, j'ai épousé la chair pour être
capable de naître d'une femme. Moi, Dieu, je me suis présenté aux pauvres
comme leur compagnon. C'est une mère humble que j'ai choisie. C'est avec
les publicains que j'ai mangé. Les pécheurs ne m'ont pas inspiré
d'aversion. Les persécuteurs, je les ai supportés. J'ai fait l'expérience
des fouets, et c'est « jusqu'à la mort de la croix que je me suis abaissé »
(Ph 2,8). « Qu'aurais-je dû faire que je n'aie fait ? » (Is 5,4) J'ai
ouvert mon côté à la lance. Mes mains et mes pieds, je les ai laissé
transpercer. Ma chair ensanglantée, pourquoi ne la regardes-tu pas ? Ma
tête inclinée (Jn 19,30), comment n'y prêtes-tu nulle attention ? J'ai
accepté d'être compté au nombre des condamnés, et voici que, submergé de
souffrances, je meurs pour toi, afin que toi, tu vives pour moi. Si tu ne
fais pas grand cas de toi-même, si tu ne cherches pas à te tirer des filets
de la mort, repens-toi, du moins à présent, à cause de moi qui ai répandu
pour toi le baume tellement précieux de mon propre sang. Regarde-moi sur le
point de mourir, et arrête-toi sur la pente du péché. Oui, cesse de pécher
: tu m'as coûté si cher !

      Pour toi je me suis incarné, pour toi aussi je suis né, pour toi je
me suis soumis à la Loi, pour toi j'ai été baptisé, accablé d'opprobres,
saisi, garrotté, couvert de crachats, moqué, flagellé, blessé, cloué à la
croix, abreuvé de vinaigre, et enfin pour toi immolé. Mon côté est ouvert :
saisis mon coeur. Accours, enlace mon cou : je t'offre mon baiser. Je t'ai
acquis comme ma part d'héritage, en sorte que nul autre ne t'ait en sa
possession. Remets-toi tout entier à moi qui me suis tout entier livré pour
toi.




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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.

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