Evangile au Quotidien
vendredi 11 avril 2008
Le vendredi de la 3e semaine de Pâques
Saint Stanislas (+ 1079), Sainte Gemma Galgani (+ 1903)
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique : « Vous ferez cela en mémoire de moi » (1Co 11,25)
Les lectures du jour
Act. 9,1-20.
Saul était toujours animé d'une rage meurtrière contre les disciples du
Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin de faire
prisonniers et de ramener à Jérusalem tous les adeptes de la Voie de Jésus,
hommes et femmes, qu'il découvrirait.
Comme il était en route et approchait de Damas, une lumière venant du ciel
l'enveloppa soudain de sa clarté.
Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul,
pourquoi me persécuter ? »
Il répondit : « Qui es-tu, Seigneur ? Je suis Jésus, celui que tu
persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils
entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva et, bien qu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils
le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni
boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le
Seigneur l'appela : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue Droite, chez Jude : tu
demanderas un homme appelé Saul, de Tarse. Il est en prière,
et il a eu cette vision : un homme, du nom d'Ananie, entrait et lui
imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j'ai beaucoup entendu parler de cet homme, et
de tout le mal qu'il a fait à tes fidèles de Jérusalem.
S'il est ici, c'est que les chefs des prêtres lui ont donné le pouvoir
d'arrêter tous ceux qui invoquent ton Nom. »
Mais le Seigneur lui dit : « Va ! cet homme est l'instrument que j'ai
choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des
rois et des fils d'lsraël.
Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon
Nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en
disant : « Saul, mon frère, celui qui m'a envoyé, c'est le Seigneur, c'est
Jésus, celui qui s'est montré à toi sur le chemin que tu suivais pour venir
ici. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d'Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue.
Il se leva et il reçut le baptême.
Puis il prit de la nourriture et les forces lui revinrent.
Il passa quelques jours avec les disciples de Damas et, sans plus attendre,
il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant qu'il est le Fils de
Dieu.
Ps 117,1.2.
Louez le Seigneur, tous les peuples ; fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité
du Seigneur !
Jn 6,52-59.
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous
donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas
la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez
pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je
le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie
boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure
en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le
Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos
pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra
éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de
Capharnaüm.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique
§ 1362-1366
« Vous ferez cela en mémoire de moi » (1Co 11,25)
L'eucharistie est le mémorial de la Pâque du Christ, l'actualisation
et l'offrande sacramentelle de son unique sacrifice, dans la liturgie de
l'Eglise qui est son Corps. Dans toutes les prières eucharistiques nous
trouvons, après les paroles de l'institution, une prière appelée anamnèse
ou mémorial. Dans le sens de l'Ecriture Sainte le mémorial n'est pas
seulement le souvenir des événements du passé, mais la proclamation des
merveilles que Dieu a accomplies pour les hommes. Dans la célébration
liturgique de ces événements, ils deviennent d'une certaine façon présents
et actuels. C'est de cette manière qu'Israël comprend sa libération
d'Egypte : chaque fois qu'est célébrée la Pâque, les événements de l'Exode
sont rendus présents à la mémoire des croyants afin qu'ils y conforment
leur vie (Ex 13,3.8). Le mémorial reçoit un sens nouveau dans le
Nouveau Testament. Quand l'Eglise célèbre l'eucharistie, elle fait mémoire
de la Pâque du Christ, et celle-ci devient présente : le sacrifice que le
Christ a offert une fois pour toutes sur la croix demeure toujours actuel :
« Toutes les fois que le sacrifice de la croix par lequel le Christ notre
Pâque a été immolé se célèbre sur l'autel, l'oeuvre de notre rédemption
s'opère » (Vatican II, LG 63). Parce qu'elle est mémorial de la Pâque
du Christ, l'eucharistie est aussi un sacrifice. Le caractère sacrificiel
de l'eucharistie est manifesté dans les paroles mêmes de l'institution : «
Ceci est mon corps qui va être donné pour vous » et « Cette coupe est la
nouvelle alliance en mon sang, qui va être versé pour vous » (Lc 22,19-20).
Dans l'eucharistie le Christ donne ce corps même qu'il a livré pour nous
sur la croix, le sang même qu'il a « répandu pour une multitude en
rémission des péchés » (Mt 26,28). L'eucharistie est donc un sacrifice
parce qu'elle re-présente (rend présent) le sacrifice de la croix, parce
qu'elle en est le mémorial et parce qu'elle en applique le fruit.
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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842
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