07 mai 2008

Evangile au Quotidien

mercredi 07 mai 2008
Le mercredi de la 7e semaine de Pâques

Sainte Flavia Domitilla (Ier siècle), Sainte Gisèle (+1060)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés »

Les lectures du jour

Act. 20,28-38.
Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau où l'Esprit Saint vous a
placés comme responsables, pour être les pasteurs de l'Église de Dieu, qui
lui appartient grâce au sang qu'a versé son propre Fils.
Pour moi, je sais que des loups féroces s'introduiront chez vous quand je
ne serai plus là, et le troupeau ne sera pas épargné.
Même parmi vous, surgiront des hommes qui tiendront des discours mensongers
pour entraîner les disciples à leur suite.
Soyez donc vigilants, et souvenez-vous des avertissements que, pendant
trois années, je n'ai cessé de donner à chacun de vous, nuit et jour,
jusqu'à en pleurer.
Et maintenant, je vous confie à Dieu et à son message de grâce, qui a le
pouvoir de construire l'édifice et de faire participer les hommes à
l'héritage de ceux qui ont été sanctifiés.
Argent, or ou vêtements, je n'ai rien attendu de personne.
Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes
besoins et à ceux de mes compagnons.
Je vous ai toujours montré qu'il faut travailler ainsi pour secourir les
faibles, en nous rappelant les paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a
dit : Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. »
Quand Paul eut ainsi parlé, il se mit à genoux et il pria avec eux tous.
Ils se mirent tous à pleurer ; ils se jetaient au cou de Paul pour
l'embrasser ;
ce qui les attristait le plus, c'est la parole qu'il avait dite : « Vous ne
verrez plus mon visage. » Puis on l'accompagna jusqu'au bateau.


Ps 68(67),29-30.33-36.
Ton Dieu l'a commandé : « Sois fort ! » Montre ta force, Dieu, quand tu
agis pour nous !
De ton palais, qui domine Jérusalem, on voit des rois t'apporter leurs
présents.
Royaumes de la terre, chantez pour Dieu, jouez pour le Seigneur,
celui qui chevauche au plus haut des cieux, les cieux antiques. Voici
qu'il élève la voix, une voix puissante ;
rendez la puissance à Dieu. Sur Israël, sa splendeur ! Dans la nuée, sa
puissance !
Redoutable est Dieu dans son temple saint, le Dieu d'Israël ; c'est lui qui
donne à son peuple force et puissance. Béni soit Dieu !


Jn 17,11-19.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et
moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à
ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme
nous-mêmes.
Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu
m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui
s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils
aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés.
Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce
qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du
Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans
le monde.
Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi,
consacrés par la vérité.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur saint Jean, n° 107

« Je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés »

      Ayant dit à son Père : « Désormais, je ne suis plus dans le monde…;
moi, je viens vers toi » (Jn 17,11), notre Seigneur recommande à son Père
ceux qui allaient être privés de sa présence physique : « Père saint, garde
en ton nom ceux que tu m'as donnés ». En tant qu'homme Jésus prie Dieu pour
les disciples qu'il a reçus de Dieu. Mais attention à la suite : « Pour
qu'ils soient un comme nous ». Il ne dit pas : Pour qu'ils soient un avec
nous, ou : Pour que nous ne soyons, eux et nous, qu'une seule chose, comme
nous sommes un, mais il dit : « Pour qu'ils soient un comme nous ». Qu'ils
soient un dans leur nature, comme nous sommes un dans la nôtre. Ces
paroles, pour être vraies, exigent que Jésus ait parlé comme ayant la même
nature divine que son Père, comme il le dit ailleurs : « Mon Père et moi,
nous sommes un » (Jn 10,30). Selon sa nature humaine, il avait dit : « Mon
Père est plus grand que moi » (Jn 14,28), mais comme en lui Dieu et l'homme
ne font qu'une seule et même personne, nous comprenons qu'il est homme
parce qu'il prie, et nous comprenons qu'il est Dieu parce qu'il ne fait
qu'un avec celui qu'il prie…

      « Et maintenant que je viens à toi, je dis ces choses dans ce monde,
pour qu'ils aient en eux ma joie en sa plénitude ». Il n'avait pas encore
quitté le monde, il y était toujours, mais puisqu'il allait bientôt le
quitter, il n'y était pour ainsi dire déjà plus. Mais quelle est cette joie
dont il veut que ses disciples soient comblés ? Il l'a déjà expliqué plus
haut, quand il a dit : « Pour qu'ils soient un comme nous ». Cette joie qui
est la sienne et qu'il leur a donnée, il leur en prédit l'accomplissement
parfait, et c'est pour cela qu'il en parle « dans le monde ». Cette joie,
c'est la paix et le bonheur du monde à venir ; pour l'obtenir, il nous faut
vivre dans ce monde-ci dans la modération, la justice et la piété.




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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