04 juin 2008

Evangile au Quotidien

mercredi 04 juin 2008
Le mercredi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Sainte Clotilde, reine de Francs (+ 545)



Commentaire du jour
Saint Anastase d'Antioche : « Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

Les lectures du jour

2 Tim 1,1-3.6-12.
Moi, Paul, qui suis, par la volonté de Dieu, Apôtre du Christ Jésus à cause
de la promesse de la vie que nous avons en Jésus Christ,
je te souhaite à toi, Timothée, mon enfant bien-aimé, grâce, miséricorde et
paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur.
Je suis plein de reconnaissance envers Dieu, que j'adore avec une
conscience pure comme l'ont fait mes ancêtres ; je le prie sans cesse, nuit
et jour, en me souvenant de toi.
Voilà pourquoi je te rappelle que tu dois réveiller en toi le don de Dieu
que tu as reçu quand je t'ai imposé les mains.
Car ce n'est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de
force, d'amour et de raison.
N'aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n'aie pas honte
de moi, qui suis en prison à cause de lui ; mais, avec la force de Dieu,
prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile.
Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à
cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa
grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous
les siècles,
et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le
Christ Jésus, s'est manifesté en détruisant la mort, et en faisant
resplendir la vie et l'immortalité par l'annonce de l'Évangile,
pour lequel j'ai reçu la charge de messager, d'apôtre et d'enseignant.
C'est pour cette raison que j'ai encore à souffrir ainsi ; mais je ne le
regrette pas, car je sais en qui j'ai mis ma foi, et je suis sûr qu'il est
assez puissant pour sauvegarder jusqu'au jour de sa venue l'Évangile dont
je suis le dépositaire.


Ps 123(122),1-2.
Vers toi j'ai les yeux levés, vers toi qui es au ciel.
Comme les yeux de l'esclave vers la main de son maître, comme les yeux de
la servante vers la main de sa maîtresse, nos yeux, levés vers le Seigneur
notre Dieu, attendent sa pitié.


Mc 12,18-27.
Des sadducéens - ceux qui affirment qu'il n'y a pas de résurrection -
viennent trouver Jésus, et ils l'interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère qui meurt
en laissant une femme, mais aucun enfant, qu'il épouse la veuve pour donner
une descendance à son frère.
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de
descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le
troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et finalement, la femme mourut
aussi.
A la résurrection, quand ils ressusciteront, de qui sera-t-elle l'épouse,
puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus leur dit : « N'êtes-vous pas dans l'erreur, en méconnaissant les
Écritures, et la puissance de Dieu ?
Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est
comme les anges dans les cieux.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, n'avez-vous pas lu dans le
livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi,
je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob ?
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement
dans l'erreur. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Anastase d'Antioche, moine puis patriarche d'Antioche de 549-570 et de 593-599
Homélie 5, sur la Résurrection ; PG 89, 1358 (trad. bréviaire rev.)

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

      « Le Christ a connu la mort, puis la vie, pour devenir le Seigneur et
des morts et des vivants » (Rm 14,9) ; « Dieu n'est pas le Dieu des morts,
il est le Dieu des vivants ». Puisque le Seigneur des morts est vivant, les
morts ne sont plus des morts mais des vivants ; la vie règne en eux, pour
qu'ils vivent et ne craignent plus la mort, de même que « le Christ,
ressuscité des morts, ne meurt plus » (Rm 6,9). Ressuscités et libérés de
la corruption, ils ne verront plus la mort ; ils participeront à la
résurrection du Christ, comme lui-même a eu part à leur mort. En effet,
s'il est venu sur terre, jusqu'alors prison éternelle, c'est pour « briser
les portes de bronze et fracasser les verrous de fer » (Is 45,2), pour
tirer notre vie de la corruption en l'attirant à lui, et nous donner la
liberté à la place de l'esclavage.

      Si ce plan de salut n'est pas encore pleinement réalisé, car les
hommes meurent toujours et leurs corps sont désagrégés par la mort, cela ne
doit pas être un motif d'incroyance. Déjà nous avons reçu les premiers
fruits de ce qui nous est promis, en la personne de celui qui est notre
premier-né...: « Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait
régner aux cieux, dans le Christ Jésus » (Ep 2,6). Nous atteindrons à la
pleine réalisation de cette promesse lorsque viendra le temps fixé par le
Père, lorsque nous dépouillerons l'enfance et serons parvenus « à l'état
d'homme parfait » (Ep 4,13). Car le Père éternel a voulu que le don qu'il
nous a fait demeure ferme... L'apôtre Paul l'a déclaré, car il le savait
bien, cela arrivera à tout le genre humain, par le Christ, qui «
transformera nos pauvres corps à l'image de son corps glorieux » (Ph
3,21)... Le corps glorieux du Christ n'est pas différent du corps « semé
dans la faiblesse, sans valeur » (1Co 15,43) ; c'est le même corps changé
en gloire. Et ce que le Christ a réalisé en amenant au Père sa propre
humanité, premier exemplaire de notre nature, il le fera pour toute
l'humanité selon sa promesse : « Quand j'aurai été élevé de terre,
j'attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12,32).




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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