31 mai 2008

Evangile au Quotidien

samedi 31 mai 2008
Fête de la Visitation de la Vierge Marie

Visitation de la Vierge Marie


Commentaire du jour
Paul VI : « Mon âme exalte le Seigneur »

Les lectures du jour

Soph. 3,14-18.
Pousse des cris de joie, fille de Sion !Éclate en ovations, Israël
!Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille de Jérusalem !
Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton
ennemi. Le roi d'Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n'as plus à craindre
le malheur.
Ce jour-là, on dira à Jérusalem :« Ne crains pas, Sion !Ne laisse pas tes
mains défaillir !
Le Seigneur ton Dieu est en toi, c'est lui, le héros qui apporte le salut.
Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour
;il dansera pour toi avec des cris de joie,
comme aux jours de fête. »J'ai écarté de toi le malheur, pour que tu ne
subisses plus l'humiliation.


Is 12,2.4-6.
Voici le Dieu de mon salut : j'ai confiance ; plus de crainte pour moi !
Car le Seigneur est ma force et mon chant, je lui dois le salut.
Rendez grâce au Seigneur, criez son nom, annoncez parmi les peuples ses
hauts faits ! Rappelez que sublime est son nom ;
jouez pour le Seigneur ! Car il a fait la merveille connue de toute la
terre.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de
toi, le Saint d'Israël !


Lc 1,39-56.
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la
montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit
en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le
fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli
d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent
dites de la part du Seigneur. »
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ;désormais tous les âges me diront
bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à
jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna
chez elle.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Paul VI, pape de 1963-1978
Exhortation apostolique sur la joie chrétienne « Gaudete in Domino » (trad. DC n° 1677, 1/6/1975, p. 505 © copyright Libreria Editrice Vaticane)

« Mon âme exalte le Seigneur »

      Depuis vingt siècles, la source de la joie chrétienne n'a cessé de
jaillir dans l'Église, et spécialement au coeur des saints... Au premier
rang vient la Vierge Marie, pleine de grâces, la Mère du Sauveur.
Accueillante à l'annonce d'en haut, servante du Seigneur, épouse de
l'Esprit Saint, mère du Fils éternel, elle laisse éclater sa joie devant sa
cousine Elisabeth qui célèbre sa foi : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon
esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur... Désormais, toutes les
générations me diront bienheureuse ».

      Elle a saisi, mieux que toutes les autres créatures, que Dieu fait
des merveilles : son nom est saint, il montre sa miséricorde, il élève les
humbles, il est fidèle à ses promesses. Non que pour Marie le déroulement
apparent de sa vie sorte de la trame ordinaire, mais elle médite les
moindres signes de Dieu, les repassant en son coeur (Lc 2,19.51). Non point
que les souffrances lui soient épargnées : elle est debout au pied de la
croix, associée éminemment au sacrifice du Serviteur innocent, Mère des
douleurs. Mais elle est aussi ouverte sans mesure à la joie de la
résurrection ; elle est aussi élevée, corps et âme, dans la gloire du ciel.
Première rachetée, immaculée dès le moment de sa conception, incomparable
demeure de l'Esprit, habitacle très pur du Rédempteur des hommes, elle est
en même temps la Fille bien-aimée de Dieu et, dans le Christ, la Mère
universelle. Elle est le symbole parfait de l'Eglise terrestre et
glorifiée.

      En son existence singulière de Vierge d'Israël, quelle résonance
merveilleuse acquièrent les paroles prophétiques concernant la nouvelle
Jérusalem : « J'exulte de joie dans le Seigneur, mon âme jubile en mon
Dieu, car il m'a revêtu des vêtements du salut, il m'a drapée dans le
manteau de justice, comme un jeune époux se met un diadème, comme une
mariée se pare de ses bijoux » (Is 61,10).




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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