Evangile au Quotidien
vendredi 20 février 2009
Le vendredi de la 5e semaine du temps ordinaire
Bse Aimée (1200-1252)
Commentaire du jour
Saint Léon le Grand : « Qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive »
Les lectures du jour
Gn 11,1-9.
Toute la terre avait alors le même langage et les mêmes mots.
Au cours de leurs déplacements du côté de l'orient, les hommes découvrirent
une plaine en Mésopotamie, et ils s'y installèrent.
Ils se dirent l'un à l'autre : « Allons ! fabriquons des briques et
mettons-les à cuire ! » Les briques leur servaient de pierres, et le
bitume, de mortier.
Ils dirent : « Allons ! bâtissons une ville, avec une tour dont le sommet
soit dans les cieux. Nous travaillerons à notre renommée, pour n'être pas
dispersés sur toute la terre. »
Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient
bâties.
Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous le même
langage : s'ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire
tout ce qu'ils décideront.
Eh bien ! descendons, embrouillons leur langage : qu'ils ne se comprennent
plus les uns les autres. »
De là, le Seigneur les dispersa sur toute l'étendue de la terre. Ils
cessèrent donc de bâtir la ville.
C'est pourquoi on l'appela Babel (Babylone), car c'est là que le Seigneur
embrouilla le langage des habitants de toute la terre ; et c'est de là
qu'il les dispersa sur toute l'étendue de la terre.
Ps 33(32),10-11.12-13.14-15.
Le Seigneur a déjoué les plans des nations, anéanti les projets des
peuples.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours, les projets de son coeur
subsistent d'âge en âge.
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il
s'est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde : il voit la race des hommes.
Du lieu qu'il habite, il observe tous les habitants de la terre,
lui qui forme le coeur de chacun, qui pénètre toutes leurs actions.
Mc 8,34-38.9,1.
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut
marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et
qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie
pour moi et pour l'Évangile la sauvera.
Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le
payant de sa vie ?
Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie ?
Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération
adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand
il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. »
Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici,
certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir
avec puissance. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Léon le Grand (?-vers 461), pape et docteur de l'Église
8e homélie sur la Passion
« Qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive »
Le Seigneur est livré à ceux qui le haïssent. Pour insulter sa
dignité royale, on l'oblige à porter lui-même l'instrument de son supplice.
Ainsi s'accomplissait l'oracle du prophète Isaïe : « Il a reçu sur ses
épaules l'insigne du pouvoir » (Is 9,5). En se chargeant ainsi du bois de
la croix, de ce bois qu'il allait transformer en sceptre de sa force,
c'était certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision, mais pour
les fidèles un mystère étonnant : le vainqueur glorieux du démon,
l'adversaire tout-puissant des puissances du mal, présentait sur ses
épaules, à l'adoration de tous les peuples, avec une patience invincible,
le trophée de sa victoire, le signe du salut. Et par l'image qu'il donne en
ce geste, on dirait qu'il voulait fortifier tous ceux qui l'imiteront, tous
ceux à qui il dit : « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n'est pas digne de moi » (Mt 10,38). Comme la foule allait avec Jésus
au lieu du supplice, on rencontra un certain Simon de Cyrène, et on fit
passer le bois de la croix des épaules du Seigneur sur les siennes. Ce
geste préfigurait la foi des nations, pour qui la croix du Christ devait
devenir, non un opprobre, mais une gloire.
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