Evangile au Quotidien
vendredi 05 juin 2009
Le vendredi de la 9e semaine du Temps Ordinaire
Saint Boniface, évêque et martyr (+ 754)
Commentaire du jour
Saint Ambroise : « David lui-même le nomme Seigneur »
Les lectures du jour
Tob. 11,5-17.
Anne allait s'asseoir tous les jours au bord de la route, sur une hauteur
d'où elle pouvait voir au loin.
Comme elle guettait l'arrivée de son fils, elle l'aperçut au loin ; elle
reconnut aussitôt que c'était lui qui venait, et elle courut l'annoncer à
son mari : « Voilà ton fils qui arrive ! »
Raphaël dit au jeune Tobie : « Dès que tu entreras dans ta maison, adore le
Seigneur ton Dieu ; ensuite, quand tu lui auras rendu grâce, tu
t'approcheras de ton père et tu l'embrasseras.
Et sans tarder tu frotteras ses yeux avec ce fiel de poisson que tu
rapportes. Sache que ses yeux s'ouvriront aussitôt ; ton père verra la
lumière du ciel et il se réjouira de te voir. »
Alors, le chien qui les avait accompagnés dans le voyage courut en avant ;
il arriva comme un messager, et il remuait la queue en signe de joie.
Le père aveugle se leva et commença à courir en trébuchant, puis il prit la
main d'un serviteur pour accourir au-devant de son fils.
Il le serra dans ses bras, lui donna des baisers, en même temps que sa
femme, et ils se mirent à pleurer de joie.
Lorsqu'ils eurent adoré Dieu et rendu grâce, ils allèrent s'asseoir.
Alors le jeune Tobie prit le fiel du poisson et en frotta les yeux de son
père.
Après une attente d'environ une demi-heure, une taie blanche, pareille à la
pellicule d'un oeuf, sortit de ses yeux.
Son fils la saisit, et la lui tira des yeux ; aussitôt il retrouva la vue.
Tous glorifiaient Dieu : lui-même, sa femme, et tous ceux qui le
connaissaient.
Et le vieux Tobie disait : « Je te bénis, Seigneur, Dieu d'Israël : tu
m'avais châtié, tu m'as sauvé, et voici que moi, je vois mon fils Tobie. »
Ps 146,2.5-10.
Je veux louer le Seigneur tant que je vis, chanter mes hymnes pour mon Dieu
tant que je dure.
Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob, qui met son espoir dans le
Seigneur son Dieu,
lui qui a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu'ils renferment !
Il garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur
délie les enchaînés.
Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l'étranger. Il soutient la veuve et l'orphelin, il
égare les pas du méchant.
D'âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !
Mc 12,35-37.
Quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes
peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ?
David lui-même a dit sous l'inspiration de l'Esprit Saint : Le Seigneur a
dit à mon Seigneur : 'Siège à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes
ennemis sous tes pieds ! ' David lui-même le nomme Seigneur.
D'où vient qu'il est également son fils ? » Et la foule, qui était
nombreuse, l'écoutait avec plaisir.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sermon sur le psaume 35,4-5 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 6, p. 124)
« David lui-même le nomme Seigneur »
Sois attentif au mystère du Christ ! Du sein de la Vierge il est né,
à la fois Serviteur et Seigneur ; Serviteur pour oeuvrer, Seigneur pour
commander, afin d'enraciner dans le coeur des hommes un Royaume pour Dieu.
Il a une double origine mais il est un seul être. Il n'est pas autre quand
il vient du Père et autre quand il vient de la Vierge. C'est lui, le même,
né du Père avant les siècles, qui a pris chair de la Vierge dans le cours
du temps. Voilà pourquoi il est appelé et Serviteur et Seigneur : à cause
de nous, Serviteur ; mais en raison de l'unité de la substance divine, Dieu
de Dieu, Principe du Principe, Fils égal en tout au Père, son égal. Le
Père, en effet, n'a pas engendré un Fils étranger à lui-même, ce Fils dont
il a déclaré : « En lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17)...
Le Serviteur conserve partout les titres de sa dignité. Dieu est grand,
et grand est le Serviteur : en venant dans la chair, il ne perd pas cette «
grandeur qui n'a pas de limite » (Ps 144,3)... « Lui qui était dans la
condition de Dieu n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à
l'égal de Dieu, mais au contraire il s'est dépouillé lui-même en prenant la
condition de Serviteur » (Ph 2,6-7)... Il est donc égal à Dieu, comme Fils
de Dieu ; il a pris la condition de Serviteur en s'incarnant ; « il a goûté
la mort » (He 2,9), lui dont « la grandeur n'a pas de limites »... Elle est bonne, cette condition de Serviteur, qui nous a fait tous
libres ! Oui, elle est bonne ! Elle lui a valu « le nom qui est au-dessus
de tout nom » ! Elle est bonne, cette humilité ! Elle a obtenu qu'« au nom
de Jésus, tout être vivant tombe à genoux aux cieux, sur terre et dans
l'abîme et que toute langue confesse : Jésus est le Seigneur dans la gloire
de Dieu le Père » (Ph 2,10-11).
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