Evangile au Quotidien
dimanche 25 juillet 2010
Dix-septième dimanche du temps ordinaire
St Jacques le Majeur, apôtre ( c. 42)
Commentaire du jour
Jean-Paul II : « Si vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste ? »
Les lectures du jour
Gn 18,20-32.
Les trois visiteurs d'Abraham allaient partir pour Sodome.
Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue
jusqu'à moi. Si c'est faux, je le reconnaîtrai. »
Les deux hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu'Abraham demeurait
devant le Seigneur.
Il s'avança et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec
le pécheur ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les
faire périr ? Est-ce que tu ne pardonneras pas à cause des cinquante
justes qui sont dans la ville ?
Quelle horreur, si tu faisais une chose pareille ! Faire mourir le
juste avec le pécheur, traiter le juste de la même manière que le pécheur,
quelle horreur ! Celui qui juge toute la terre va-t-il rendre une
sentence contraire à la justice ? »
Le Seigneur répondit : « Si je trouve cinquante justes dans
Sodome, à cause d'eux je pardonnerai à toute la ville. »
Abraham reprit : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur, moi
qui suis poussière et cendre ?
Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces
cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il répondit :
« Non, je ne la détruirai pas, si j'en trouve quarante-cinq. »
Abraham insista : « Peut-être en trouvera-t-on seulement
quarante ? » Le Seigneur répondit : « Pour quarante, je
ne le ferai pas. »
Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si
j'ose parler encore : peut-être y en aura-t-il seulement
trente ? » Il répondit : « Si j'en trouve trente, je ne
le ferai pas. »
Abraham dit alors : « Oserai-je parler encore à mon
Seigneur ? Peut-être en trouvera-t-on seulement vingt ? » Il
répondit : « Pour vingt, je ne détruirai pas. »
Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je
ne parlerai plus qu'une fois. Peut-être en trouvera-t-on seulement
dix ? » Et le Seigneur répondit : « Pour dix, je ne
détruirai pas la ville de Sodome. »
Ps 138(137),1-2.3.6.7-8.
De tout mon cur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les
paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne. Je rends grâce à ton nom pour ton
amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.
Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il
reconnaît l'orgueilleux.
Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre, ta main s'abat sur
mes ennemis en colère. Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton
amour : n'arrête pas l'uvre de tes mains.
Coloss. 2,12-14.
Frères, par le baptême vous avez été mis au tombeau avec le Christ, avec
lui vous avez été ressuscités, parce que vous avez cru en la force de Dieu
qui a ressuscité le Christ d'entre les morts.
Vous étiez des morts, parce que vous aviez péché et que vous n'aviez pas
reçu de circoncision. Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ :
il nous a pardonné tous nos péchés.
Il a supprimé le billet de la dette qui nous accablait depuis que les
commandements pesaient sur nous : il l'a annulé en le clouant à la
croix du Christ.
Lc 11,1-13.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de
ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que
ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui
ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation. ' »
Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami
et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami,
prête-moi trois pains :
un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir. '
Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me
tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et
moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain',
moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par
amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera
tout ce qu'il lui faut.
Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez,
vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour
celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un
poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un uf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos
enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux
qui le lui demandent ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Jean-Paul II
Encyclique « Dives in misericordia », ch. 8, §15 (trad. copyright © Libreria Editrice Vaticana)
« Si vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste ? »
Plus la conscience humaine, succombant à la sécularisation, oublie la
signification même du mot de « miséricorde », plus elle s'éloigne du
mystère de la miséricorde en s'éloignant de Dieu, plus aussi
l'Église a le droit et le devoir de faire appel au Dieu de la
miséricorde « avec de grands cris » (Mt 15,23). Ces « grands cris » doivent
être la caractéristique de l'Église de notre temps...
L'homme contemporain s'interroge souvent avec beaucoup d'anxiété sur
la solution des terribles tensions qui se sont accumulées sur le monde et
qui s'enchevêtrent chez les hommes. Et si parfois celui-ci n'a pas le
courage de prononcer le mot de « miséricorde » ou si, dans sa conscience
dépouillée de tout sens religieux, il n'en trouve pas l'équivalent, il est
d'autant plus nécessaire que l'Église prononce ce mot, non seulement
en son propre nom, mais aussi au nom de tous les hommes de notre temps. Il
faut qu'elle le prononce en une ardente prière, en un cri qui implore la
miséricorde selon les nécessités de l'homme dans le monde contemporain.
Que ce cri soit chargé de toute cette vérité concernant la
miséricorde qui a trouvé une si riche expression dans l'Écriture
Sainte et dans la Tradition, comme aussi dans l'authentique vie de foi de
tant de générations du peuple de Dieu. Par un tel cri, comme les auteurs
sacrés, faisons appel au Dieu qui ne peut mépriser rien de ce qu'il a créé,
au Dieu qui est fidèle à lui-même à sa paternité, à son amour !
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