Evangile au Quotidien
dimanche 13 avril 2008
Quatrième dimanche de Pâques
Saint Hermenegild (+ 586), Bienheureuse Ida (1040-1113), Saint Martin Ier (+ 655)
Commentaire du jour
Théodore de Mopsueste : « Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix »
Les lectures du jour
Act. 2,14.36-41.
Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit
d'une voix forte : « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à
Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd'hui, écoutez bien ce que je
vais vous dire.
Que tout le peuple d'Israël en ait la certitude : ce même Jésus que vous
avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ. »
Ceux qui l'entendaient furent remués jusqu'au fond d'eux-mêmes ; ils dirent
à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse
baptiser au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous
recevrez alors le don du Saint-Esprit.
C'est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour
tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »
Pierre trouva encore beaucoup d'autres paroles pour les adjurer, et il les
exhortait ainsi : « Détournez-vous de cette génération égarée, et vous
serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre se firent baptiser.
La communauté s'augmenta ce jour-là d'environ trois mille personnes.
Ps 23(22),1-6.
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux
tranquilles
et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de
son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es
avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur
ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la
maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
1 Pierre 2,20-25.
Quel mérite y a-t-il à supporter des coups en ayant commis une faute ? Mais
si on supporte la souffrance en ayant fait le bien, c'est une grâce aux
yeux de Dieu.
C'est bien à cela que vous avez été appelés, puisque le Christ lui-même a
souffert pour vous et vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses
traces,
lui qui n'a jamais commis de péché ni proféré de mensonge :
couvert d'insultes, il n'insultait pas ; accablé de souffrances, il ne
menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec justice.
Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que
nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice : c'est par ses
blessures que vous avez été guéris.
Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes revenus vers
le berger qui veille sur vous.
Jn 10,1-10.
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer
par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un
voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il
les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et
elles le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car
elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. »
Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne
comprirent pas ce qu'il voulait leur dire.
C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je
suis la porte des brebis.
Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé
; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu
pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Théodore de Mopsueste (?-428), évêque de Mopsueste en Cilicie et théologien
Commentaire de St Jean ; CSCO 115-116, p. 197 (trad. Jean expliqué, DDB 1985, p. 94)
« Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix »
Le portier de cette bergerie est le bienheureux Moïse, qui l'a
établie sur les préceptes de la Loi pour permettre à ceux qui mènent leur
existence selon ces normes d'y vivre en toute sécurité. Le pasteur
conduit
les hommes comme des brebis au pâturage de la bonne doctrine, en leur
montrant l'aliment des paroles, celles dont ils doivent se nourrir d'abord,
celles dont ils doivent se nourrir plus tard. Il leur montre quel est le
sens profond de ces paroles, comment il faut comprendre les Ecritures, et
aussi de quelle doctrine il faut s'écarter, doctrine que d'autres peut-être
leur enseigneront en les trompant, pour la perte des brebis
«
Recherchons donc, dit le Seigneur aux pharisiens, qui de vous ou de moi
emprunte l'entrée prescrite par la Loi, qui accomplit avec zèle les
préceptes de la Loi, à qui Moïse, portier de la bergerie, ouvre vraiment la
porte, à qui il accorde louange et honneur en raison de ses oeuvres, qui il
déclare le vrai pasteur. Si dans son livre Moïse fait l'éloge de celui qui
accomplit les préceptes de la Loi, il est certain que l'accomplissement de
ces préceptes se trouve non pas en vous mais en moi... « Sans rien
faire de ce qui est utile aux brebis, vous ne recherchez que votre propre
avantage. C'est pourquoi vous n'avez nulle autorité pour chasser quiconque
Moi, c'est à bon droit et à juste titre que je suis appelé pasteur car j'ai
d'abord observé la Loi avec soin ; puis j'ai emprunté la porte prescrite
par la Loi, que le portier lui-même m'a montrée ; enfin j'ai accompli avec
zèle tout ce qui doit être fait pour le bien des brebis. »
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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842
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