Evangile au Quotidien
mardi 15 avril 2008
Le mardi de la 4e semaine de Pâques
Saint Paterne (Vème siècle), Bienheureux Luchésio (1185-1250)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : « Le père et moi, nous sommes UN »
Les lectures du jour
Act. 11,19-26.
Le violent mouvement soulevé contre Étienne avait provoqué la dispersion
des frères. Ils allèrent jusqu'en Phénicie, à Chypre et à Antioche. Ils
annonçaient la Parole exclusivement aux Juifs.
Et pourtant, il y avait parmi eux des hommes, originaires de Chypre et de
Cyrénaïque, qui, en arrivant à Antioche, s'adressaient aussi aux Grecs pour
leur annoncer cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur.
La puissance du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent
croyants et se convertirent au Seigneur.
L'Église de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé
jusqu'à Antioche.
A son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie.
Il les exhortait tous à rester d'un coeur ferme attachés au Seigneur ;
c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi. Une foule
considérable adhéra au Seigneur.
Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le
ramena à Antioche.
Pendant toute une année, ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils
instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la
première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Ps 87(86),1-3.5-7.
Elle est fondée sur les montagnes saintes.
Le Seigneur aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob.
Pour ta gloire on parle de toi, ville de Dieu !
Mais on appelle Sion : « Ma mère ! » car en elle, tout homme est né. C'est
lui, le Très-Haut, qui la maintient.
Au registre des peuples, le Seigneur écrit : « Chacun est né là-bas. »
Tous ensemble ils dansent, et ils chantent : « En toi, toutes nos sources !
»
Jn 10,22-30.
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était
l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de
temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous
ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les
oeuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les
arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne
peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Les Relations, 47 (trad. OC, Cerf 1995, t. 1, p.418 rev.)
« Le père et moi, nous sommes UN »
Le jour de la fête de Saint Augustin, au moment où je venais de
communier, j'ai compris, je pourrais presque dire « j'ai vu » -- je ne
pourrais pas expliquer de quelle manière, je sais seulement que cela se
passait dans mon intellect et était très rapide -- comment les trois
Personnes de la sainte Trinité, que je porte gravées dans mon âme, sont une
même chose. Cela m'a été montré par une représentation tout à fait
extraordinaire et dans une lumière extrêmement vive. L'effet qu'en a
éprouvé mon âme a été bien différent de celui que produit en nous la vue de
la foi. Depuis ce moment, je ne peux pas penser à l'une des trois divines
Personnes sans voir aussitôt qu'il y en a trois. Je me demandais
comment, la Trinité formant une unité si parfaite, le Fils seul s'est fait
homme. Le Seigneur m'a fait comprendre comment les trois Personnes n'étant
qu'une même chose, elles sont cependant distinctes. En présence de telles
merveilles, l'âme éprouve un nouveau désir d'échapper à l'obstacle du
corps, qui l'empêche d'en jouir. Quoiqu'elles semblent inaccessibles à
notre bassesse et que la vue en passe en un moment, l'âme en retire
beaucoup plus de profit, sans comparaison, que de longues années de
méditation, et sans savoir comment.
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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842
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