09 mai 2008

Evangile au Quotidien

vendredi 09 mai 2008
Le vendredi de la 7e semaine de Pâques

Saint Pacôme (+348), Thomas Pickering Martyr en Angleterre (+ 1665)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t'aime »

Les lectures du jour

Act. 25,13-21.
Quelques jours plus tard, le roi Agrippa et sa soeur Bérénice vinrent à
Césarée saluer le gouverneur Festus.
Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi la situation
de Paul : « Il y a ici un homme que mon prédécesseur Félix a laissé en
prison.
Quand je suis allé à Jérusalem, les chefs des prêtres et les anciens des
Juifs ont porté plainte contre lui en réclamant sa condamnation.
J'ai répondu que la loi romaine ne permet pas de livrer un accusé sans
l'avoir d'abord confronté avec ses accusateurs, et lui avoir donné la
possibilité de présenter sa défense.
Ils sont alors venus ici, et sans aucun délai, le lendemain même, j'ai
siégé au tribunal et j'ai fait comparaître cet homme.
Mis en sa présence, les accusateurs ne lui reprochaient aucun des crimes
que, pour ma part, j'aurais imaginés.
Ils avaient seulement avec lui certaines discussions au sujet de leur
religion à eux, et au sujet d'un certain Jésus qui est mort, mais que Paul
déclarait toujours vivant.
Quant à moi, ne sachant vraiment pas quelle suite donner à l'instruction,
j'ai demandé à Paul s'il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé sur
cette affaire.
Mais Paul a fait appel pour que son cas soit réservé à la juridiction
impériale. J'ai donc ordonné de le garder en prison jusqu'à son transfert
devant l'empereur. »


Ps 103(102),1-2.11-12.19-20.
Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits !
Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu'est l'orient de l'occident, il met loin de nous nos péchés ;
Le Seigneur a son trône dans les cieux : sa royauté s'étend sur l'univers.

Messagers du Seigneur, bénissez-le, invincibles porteurs de ses ordres,
attentifs au son de sa parole !


Jn 21,15-19.
Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean,
m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime,
tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui
répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois
le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu
m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui
demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu
sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger
de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture
toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras
les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là
où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait
gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon Guelferbytanus 16, 1; PLS 2, 579 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 363)

« Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t'aime »

      Voici que le Seigneur, après sa résurrection, apparaît de nouveau à
ses disciples. Il interroge l'apôtre Pierre, il oblige celui-ci à confesser
son amour, alors qu'il l'avait renié trois fois par peur. Le Christ est
ressuscité selon la chair, et Pierre selon l'esprit. Comme le Christ était
mort en souffrant, Pierre est mort en reniant. Le Seigneur Christ était
ressuscité d'entre les morts, et il a ressuscité Pierre grâce à l'amour que
celui-ci lui portait. Il a interrogé l'amour de celui qui se déclarait
ouvertement maintenant, et il lui a confié son troupeau.

      Qu'est-ce donc que Pierre apportait au Christ du fait qu'il aimait le
Christ ? Si le Christ t'aime, c'est profit pour toi, non pour le Christ. Si
tu aimes le Christ, c'est encore profit pour toi, non pour lui. Cependant
le Seigneur Christ, voulant nous montrer comment les hommes doivent prouver
qu'ils l'aiment, nous le révèle clairement : en aimant ses brebis.

      « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? --Je t'aime. --Sois le pasteur de
mes brebis. » Et cela une fois, deux fois, trois fois. Pierre ne dit rien
que son amour. Le Seigneur ne lui demande rien d'autre que de l'aimer ; il
ne lui confie rien d'autre que ses brebis. Aimons-nous donc les uns les
autres, et nous aimerons le Christ.





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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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